|

© François Balestrières |
Il est midi.
La lumière aiguise l'ombre
à l'angle de tous les murs dressés.
Elle écaille les fragments de pierre ordonnés par des mains absentes comme autant de signes d'une écriture en quête d'éternité.
De ces hautes solitudes minérales,
on découvre la mer immense,
cuirassée d'or et de bleus.
Un homme est debout
au seuil de sa porte
dans la solitude douce de l'automne
et le crépitement soyeux du silence.
Le pays envahit tout entier son regard.
Cette plénitude soudain le rassure.
L'île est en lui comme il est en elle.
C'est l'île de tous les temps, l'île nomade qui cherche ses horizons, l'île incertaine qui dérive infiniment dans la
nostalgie de l'unité.
I
l sait qu'un jour, en terre, parce que c'est sa terre,
il revivra ses rêves inaccomplis.
[...]
|